Dans la Belgique du XXe siècle, Léon Houyoux, George Houyoux et Maurice Houyoux se distinguent chacun dans un domaine : la peinture, l’édition et l’architecture. Trois regards, trois façons d’habiter le monde, chacun à sa manière.
Leurs chemins ne forment ni école ni manifeste. Ils ne se croisent pas toujours officiellement. Mais le dossier révèle une filiation plus subtile : un dialogue potentiel entre l’espace, le texte et l’image.
Léon, l’oncle de Maurice et de George, transmet à George un carnet d’adresses artistique où apparaissent Ensor, Spilliaert, Van Rysselberghe, Buisseret ou Tytgat. Il observe aussi le parcours de Maurice, dont l’architecture s’ouvre très tôt aux arts plastiques.
Maurice laisse un héritage architectural marqué par la fonctionnalité, l’esthétique et l’adaptation au contexte. George défend une édition exigeante, attentive à la valeur littéraire plus qu’à la seule logique commerciale. Léon prolonge une peinture nuancée, entre réalisme académique et atmosphère luministe.